Comprendre la procrastination et le perfectionnisme



Bonjour à tous ! Je suis ravie de vous sortir (en retard) cet article sur un sujet qui me tient particulièrement à coeur. 
J'ai procrastiné l'écriture de l'article que vous êtes en train de lire... Oui, nickel, ça va être un bn exemple pour étoffer mon discours.  

 

1.    Commençons par définir ensemble la procrastination. 

Pour beaucoup de gens, il s'agit d'une sous-branche de la FLEMME. 

J'ai la flemme > Je remets à demain > Je procrastine. 


Je pense pour ma part que la flemme et la procrastination sont deux choses bien différentes

Quand je ne fais pas ma vaisselle, ou quand je reporte pendant 4 jours le fait de passer l'aspirateur, c'est clairement par flemme. 

En revanche, quand je remets l'écriture de cet article à plus tard, ou n'importe quel projet qui pourtant, me tient à coeur, c'est de la procrastination

Pour moi, ce qui nuance la flemme de la procrastination, c'est le perfectionnisme, et donc, la peur de l'échec

 

Pour reprendre mon petit schéma : 

Je veux faire quelque chose de parfait > J'ai peur de ne pas y arriver > Je remets à demain > Je procrastine

 

Il m'arrive encore de me trouver dans ce schéma (preuve en est avec ce que vous êtes en train de lire), mais à une époque, j'avais un perfectionnisme extrêmement paralysant. Je me suis retrouvée à tirer des traits sur des projets pas encore commencés, simplement parce que j'arrivais à me persuader que je n'en étais pas capable

A de nombreuses reprises, je me suis levée, j'ai pris un café, j'étais motivée à travailler sur tel ou tel projet. J'avais ça en tête depuis plusieurs jours, voire plusieurs mois. C'était aujourd'hui, le jour où j'allais commencer. Le projet avait bien mûri dans ma tête, je savais où je voulais aller, alors c'est parti. 
Erf, toujours dans mon canapé, en train de boire mon café, j'étais paralysée. Je pensais au fait de travailler, mais je n'arrivais pas à m'y mettre réellement. Non pas que j'étais devant Netflix en même temps, non non. Je me trouvais dans le silence le plus total, à penser, sans pouvoir agir. Honnêtement, ce sentiment très désagréable durait parfois plusieurs heures. En général, il était suivi d'un élan de motivation pour trier l'intégralité de mon appartement, ou pour vérifier que tous mes papiers administratifs étaient bien en ordre, ou pour me perfectionner en anglais, ou encore carrément pour faire briller ma salle de bain comme jamais. 

 

Je remplaçais ce que je voulais vraiment faire mais pour lequel j'étais paralysée, par autre chose que j'avais probablement procrastiné ou pour laquelle j'avais eu la flemme les jours passés. Donc, je m'infligeais une tâche qui n'était pas plus plaisante que mon projet, mais pour laquelle je savais que j'allais réussir (genre nettoyer ma salle de bain). 
Le moment du coucher, dans chacune de ces journées de paralysie totale, était négatif. Je pensais à mon projet, et au fait que, aujourd'hui encore, il n'avait pas avancé d'un pouce. 

Pendant longtemps, j'espérais tout simplement que ce soit différent le lendemain. 

 

Je n'avais évidemment pas assez de recul sur le moment pour me rendre compte que c'était mon perfectionnisme qui me paralysait. Je m'auto flagellais mentalement : 

  • Tu es une vraie flemmarde
  • Tu es incapable de te mettre à travailler 
  • Tu es une bonne à rien 

Si vous vous êtes déjà dit ce genre de choses à vous-même, avec autant de violence, vous êtes probablement quelqu'un de perfectionniste. 

 

L'autre trait caractéristique du perfectionniste-procrastinateur d'après moi, c'est le fait d'aller chercher sur Internet des méthodes pour arrêter de reporter, pour se mettre à l'action. Des logiciels miracles d'organisation et de todolist... De regarder des vidéos sur Youtube de nanas qui, elles, montrent comment elles travaillent, et comme ça semble facile quand on a la volonté d'y arriver. 

Là encore, auto flagellation : Tu n'as aucune force de volonté. 

 

Puis un jour, je suis tombée sur un livre de Béatrice Millêtre "Petit guide à l'usage des gens intelligents qui ne se trouvent pas très doués". Il m'a ouvert les yeux sur ma peur de l'échec

J'avais extrêmement peur, quelque soit le projet (créer une entreprise, écrire un livre, tricoter un plaid, histoire de vous en donner quelques exemples) de ne pas être capable de réussir. 

Et pendant plusieurs années, je n'ai fonctionné que comme ça, en me privant surement de belles opportunités, simplement par peur. 

 

J'ai également arrêté de m'auto flageller. La procrastination ne signifie pas que je suis incapable, ça signifie seulement que j'ai un problème à régler

 

 
  1. Casser les deux voies de la société, la réussite et l'échec 

Dans notre société, on parle beaucoup de réussite (en général matérielle, financière) et on parle peu d'échec. L'échec, le simple mot, est hyper connecté négativement. Etre en échec, c'est être nul. 

Il y a donc deux voies, deux routes. La première étant celle de la réussite, et la seconde celle de l'échec. C'est l'une ou l'autre. Choisissez. 

 

Quand j'ai commencé à revoir ce schéma de pensée, à me dire qu'il n'y avait qu'une seule et même route, parsemée de petites réussites et de petits échecs, j'ai commencé à dire au revoir à mon perfectionnisme paralysant. Parce que j'ai simplement commencé à accepter la perspective de ne pas TOUT réussir parfaitement

J'ai commencé à comprendre que mon cerveau me menait dans une mauvaise direction. Il avait tellement la volonté de faire les choses parfaitement, qu'il valait mieux qu'elles restent à l'état de fantasme, là où tout est encore possible, ou la réalité ne l'avait pas rattrapé, ou il n'était pas mis face à ses incapacités. Je rêve que je réussis, et ça s'arrête avant de pouvoir ne serait-ce qu'essayer de le vivre réellement. 

  1. Accepter de faire des erreurs, et passer à l'action 

De la même manière, dans notre société, on travaille beaucoup à base de réflexion. Il faut réfléchir avant d'agir. On est d'accord, c'est plutôt un bon conseil. Mais il faut arrêter d'essayer de tout prévoir et de tout contrôler. Il est important de se lancer, d'essayer, de faire le premier pas, de passer de l'idée à l'action, le plus rapidement possible. 

Si on réfléchit trop, on pense à toutes les choses qui pourront faire que notre projet échoue, et devant cette immense liste, il devient difficile d'y croire. 

 

Arrêtons de réfléchir, acceptons qu'on ne contrôle pas tout, et lançons-nous quand même. Au final qu'est ce qu'on risque? A moins qu'il ne s'agisse d'un projet qui engage des milliers d'euros, les risques sont quand même limités. Se confronter à la réalité, c'est s'offrir la chance d'être capable, de faire ce qu'on voulait faire, de réussir ! 

Georges Clémenceau a dit, très justement : "Il n'y a qu'une façon d'échouer, c'est d'abandonner avant d'avoir réussi.

 
 
  1. Les méthodes qui ont marché pour moi 

En bonne procrastinatrice, j'ai épluché et testé des tas de méthodes pour arrêter d'être dans l'inaction

Je vais vous en partager quelques unes, celles qui fonctionnent pour moi aujourd'hui. 

 

A) La meilleure : la technique du Pomodoro

Prenez le chrono de votre téléphone, réglez une alarme pour dans 20 minutes, et mettez-vous à travailler sur UNE chose, UNE seule. Prenez UNE tâche, UNE seule, et ne faites QUE ça pendant ces 20 minutes. Pas de réseaux sociaux, pas de télé, pas de musique, rien sinon cette tâche. Concentrez votre cerveau là dessus. 

La seule exception : si il vous vient une idée, ou le rappel d'une autre tâche à faire, notez-la pour la faire partir de votre mental, vous aurez tout le temps d'y revenir après. 

 

Se mettre en action est souvent le plus difficile à faire. Quand on a un temps limite et que l'on conditionne son cerveau à n'être efficace que sur une seule et même chose, c'est en général beaucoup plus facile. Et puis 20 minutes, c'est court... 

C'est aussi un contre-perfectionnisme. En 20 minutes, on a difficilement la volonté de faire quelque chose de parfait, mais au moins, on fait quelque chose. Et à ce moment précis, le perfectionnisme n'est plus paralysant, puisqu'il n'est même plus possible en si peu de temps ! 

 

Vous verrez que lorsque vous entendrez votre alarme sonner, vous sortirez de votre bulle en vous disant "Quoi? déjà?". 

Continuez de travailler sur votre projet ou votre tâche si ce n'est pas fini et si vous êtes toujours motivé, le but c'était de réussir à passer à l'action 😉 

Et si vous n'êtes plus motivés, prenez 5 minutes de pause, et remettez une alarme dans 20 minutes. 

 




B) Les todo-lists au jour le jour/les méga todo list à l'année 

J'ai longtemps été une utilisatrice du bullet journal, c'était un outil de productivité super efficace pour moi. Et puis je suis Vierge, et on sait à quel point les Vierges aiment l'organisation et les todo lists... ahah 

Dedans, je faisais toujours une todo list à la journée, et une todo list à l'année. 

 

Qu'est ce que j'ai envie de faire, cette année? Et je notais tout. Je l'alimentais au fur et à mesure. 

Dans la todo list de 2016 par exemple, il y avait "suivre une formation de gestion de projet", et "faire un mur de briques derrière mon canapé". 
J'ai suivi une formation de gestion de projet, en revanche le mur derrière moi est toujours tout blanc
Cette todo list n'avait pas pour intérêt d'être entièrement complétée à la fin de l'année, juste d'y répertorier toutes mes idées. Et quel plaisir de se rendre compte qu'on en a fait déjà quelques unes 😉 
C'est très intéressant je trouve, de conserver tous ses projets à l'écrit, ça permet de voir sa propre évolution d'une part, et surtout de ne rien oublier, de garder en tête ses objectifs. 
Quant à la todo list à la journée, c'est pour moi une très très grande motivation. J'ai compris que l'organisation de mes idées, était le premier pas vers leur réalisation. 
Divisez votre projet en toutes petites tâches, qui paraîtront bien moins difficiles à atteindre. 
Faites une todo list de 5 choses si vous avez toute votre journée, ou de 2 ou 3 si vous travaillez. Ne mettez pas la barre trop haute, ça aura pour effet de vous déprimer. Faites ces 5 choses, soyez fiers de vous, et si vous avez encore beaucoup de temps, faites en d'autres ! Mais félicitez-vous à chaque étape. 😉 


C) Les 3 P 
Quand la motivation baisse, ou que le perfectionnisme paralysant revient, j'utilise cette méthode des 3 P. Elle consiste à se poser 3 questions à soi-même : 
 
  • Pourquoi? 
  • Pourquoi pas? 
  • Pourquoi pour les autres? 
 

Pourquoi ? Tout d'abord, pourquoi je veux faire ça? Qu'est ce que ça va m'apporter une fois réalisé? Il s'agit là d'utiliser la même technique de visualisation que pour les voeux à la Nouvelle Lune : imaginez-vous, ayant fini cette tâche, qu'est ce que vous ressentez? De la fierté? Vous êtes heureux? Vous vous sentez libéré d'un truc chiant? Parfait, gardez bien ça en tête, c'est la raison pour laquelle vous allez réussir à vous y mettre. 


Pourquoi pas ? Si finalement je ne le faisais pas, qu'est ce que je ressentirai? Quelles en seraient les conséquences

 

Pourquoi pour les autres ? Qu'est ce que je peux apporter aux autres? Est-ce que ça va être utile? Important? Est-ce que ça va aider quelqu'un? 

 

Une fois qu'on a mis à plat les raisons pour lesquelles on fait les choses, soit on arrive à trouver la motivation, soit on fait une croix sur le projet/la tâche. Et pourquoi pas, la 2ème solution est bonne aussi, elle vous aura permis de vous rendre compte que vous étiez sur la mauvaise direction. 



 
  1. Les pierres qui aident à passer à l'action 

Impossible de faire un article sans parler des cristaux qui peuvent nous aider... 😄 

 

Les pierres rouges seront vos plus grandes alliées. Ce sont des pierres d'action, de courage, de force

La Cornaline est une excellente pierre pour transformer ses idées en action

 

Les pierres marrons, les pierres d'ancrage, de confiance en soi, serons également parfaites. 

Telles que l'oeil de tigre 😉 

 

Avec ces deux cristaux, un petit Cristal de roche, et ce trio vous aidera grandement à vous libérer des pensées paralysantes ! 

 

  1. Conclusion 
 
  • Autorisez-vous l'échec, de toute façon vous apprendrez de vos erreurs, et arrêtons de voir l'échec comme quelque chose de dramatique. Tout va bien, vous aurez essayé, ce n'est pas grave. 
  • Vous êtes capable. Faites des petits pas, c'est toujours en prenant la 1ère marche qu'on monte un escalier. Une petite action vous mettra en confiance. 
  • Ne laissez pas la peur vous gouverner. Sortir de sa zone de confort, c'est s'assurer de découvrir de nouvelles choses. Et le changement, c'est toujours positif si on sait le regarder du bon angle. 
 

Merci de m'avoir lue, et si j'ai réussis avec ce long article à ne motiver ne serait-ce qu'une seule personne, à sortir un projet du placard et à s'y mettre, alors c'est mission réussie pour moi ! 😉 

 

Maintenant faudrait vraiment que j'aille passer l'aspirateur mais... j'ai la flemme... 😄 

 

Je vous embrasse et vous souhaite une merveilleuse journée, remplie de petites réussites, ou de petits échecs, mais en tous cas remplie de vie ! 

❤️ 

 

Claire

 

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